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APS-NC > Articles > Bricolage > Un Banc de montage pour les cannes

.:Un Banc de montage pour les cannes:.

Comment fabriquer un appareil pour faire vos ligatures sur les cannes

Document sans titre
Fiche Bricolage n°7
 
Fabriquer un appareil à ligatures pour cannes
 

*Cliquez sur les photos ou schémas pour les voir en plus grande taille.

LES MATERIAUX


Lames de parquet massif  ou planchettes de bois dur
Profilés en aluminium anodisé
6 galets  ou roues caoutchoutées  diamètre  15 à 30 mm
Tige filetée de 4 mm
2 ressorts  à l'extension
1 ressort de compression
Corde à piano 0, 6 à  0,8 mm
3 poignées-bouton de tiroir
4  joints  de robinet 
Chutes de tube métallique ou plastique  diamètre 10 à 30 mm
Visserie, boulonnerie

L'OUTILLAGE


Étau
Perceuse électrique sur colonne
Bouvet ou mortaiseuse 
scies à bois et à métaux
petit outillage à main

Remarques préliminaires

          Rare est le pêcheur qui un jour ou l'autre n'a pas été amené à modifier les caractéristiques initiales de l'une ou l'autre de ses cannes à pêche. Soit qu'il y ait été contraint à la suite d'une casse  soit plus  simplement  qu'il ait eu envie d'adapter ou de moderniser son matériel soit enfin qu'il ait décidé de passer du prêt-à-pêcher  au sur-mesure.

            Concrètement le montage d'une canne ou sa réfection passe  obligatoirement par la pose, le déplacement  ou le remplacement des anneaux. Opération simple au demeurant, la ligature des anneaux est une phase  un peu délicate  du moins pour qui cherche à s'approcher le plus possible de la perfection. Bien entendu  rien n'empêche chacun d'entre nous de choisir la solution qui convient à sa personnalité.  Du simple ruban adhésif  provisoire  qui termine sa vie en poissant sur une canne, au tortillon de fil de fer en passant par le fragment de gaine thermo-rétractable, tout est possible mais si l'on souhaite allier  solidité  longévité et esthétique c'est par la bonne vieille ligature qu'il faudra  passer.

            Pour remplacer simplement un anneau de canne, on peut évidemment se passer  d'accessoire, s'agissant de remplacer la totalité des anneaux d'une canne à mouche ou  d'une canne anglaise cela risque d'être long et le résultat n'est pas garanti.

           L'appareil dont il est question est précisément  conçu pour faciliter  l'opération. Il  s'agit tout simplement d'un dispositif simple qui se charge du maintien simultané  du  fil à ligaturer et de la canne tout en permettant  sa rotation libre sur elle-même. L'opérateur n'a plus qu'à   concentrer toute son attention  sur la régularité des enroulements.

            Ce dispositif constitue le troisième élément  de notre outil modulaire, il va sans dire qu'il  s'adapte au  moteur  du séchoir  pour permettre  la rotation lente et régulière de la canne  au moment du recouvrement des ligatures avec la résine époxy.

            Constitué par des matériaux identiques  à ceux décrits dans la fiche "séchoir rotatif",  la réalisation demande toutefois  un peu plus d'attention  et de dextérité.

   
Le socle
   

Une des caractéristiques voulues pour cet appareil est d’être adaptable aux différents types de cannes rencontrés. Il doit donc être extensible et pour ce faire nous avons choisi la solution glissière. Point n’est besoin cependant d’atteindre la longueur du brin de canne à travailler. Le support doit avant tout être suffisamment lourd pour être stable. Le choix portera sur un bois massif de préférence. D’une longueur de 40 cm il passe à 75 cm en position déployée ce qui est largement suffisant pour supporter des brins de canne de 150 cm.
Une solution simple consiste à utiliser de vieilles lames de parquet en chêne massif légèrement adaptées pour la circonstance. Une lame centrale à double languette coulisse dans les rainures de deux lames extérieures. A défaut de chêne un autre bois dur local conviendra parfaitement: kohu, houp ou kaori.
Si vous ne parvenez pas à trouver des lames de parquet prêtes à l’emploi il vous faudra rainurer le bois au bouvet ou à la mortaiseuse. Une astuce consiste à ne faire que des rainures puis coller des fausses languettes dans les deux demi-glissières. Enfin, si par manque d’outillage approprié vous n’êtes pas en mesure de réaliser correctement les assemblages,vous pouvez encore tricher en utilisant des baguettes de bois préfabriquées collées entres elles.
L’ assemblage est fixé par quatre entretoises en aluminium anodisé vissées aux extrémités. Deux sur la face supérieure, deux autres au-dessous .
Pour éviter le frottement des glissières contre le métal pensez à surélever légèrement les entretoises en glissant sous chaque extrémité une cale en métal ou en plastique de 0,3 ou 0,4 mm d’épaisseur.
Vissez sous le socle aux quatre coins des patins en caoutchouc ( joints de robinet ) .
Pour faciliter le glissement passez un morceau de savon sec sur les languettes et à l’intérieur des rainures. Enfin pour faciliter la préhension des glissières vissez aux extrémités deux poignées-bouton de tiroir.


   
Les supports de canne
   

Principe : la canne à travailler est maintenue à chaque extrémité des glissières entre trois galets disposés en triangle, deux galets supports fixés sur un même niveau et un galet verrou fixé sur un bras articulé. Nous avons choisi d’utiliser six roulements à billes modèle réduit de 15 et 25 mm de diamètre.
Il faut toutefois préciser que rien n’ impose ce type de choix, ni la précision requise, encore moins la vitesse de rotation, le seul critère retenu est la recherche de la qualité.
Les galets pourront tout aussi bien être constitués par des disques caoutchoutés prélevés sur une vieille imprimante jet d’encre hors d’usage, par des réas prélevés sur des manilles qu’on chaussera d’un joint torique en caoutchouc ou plus simplement par des roues de voiture miniature pour enfant.
A noter que le choix du diamètre des galets est important. En effet la canne est emprisonnée au centre des trois galets, plus leur taille est conséquente plus l’espace central est important. Or l’extrémité d’une canne à mouche par exemple ne fait que deux millimètres de diamètre seulement et elle doit être solidement maintenue.
On a donc intérêt à choisir les plus petits éléments possibles. On peut cependant contourner la difficulté en décalant le galet verrou par rapport aux deux galets porteurs: le verrouillage se faisant directement en appui sur la partie supérieure de la canne ( schéma de droite, ci-dessous).

   

Les galets porteurs seront boulonnés sur une plaque d’aluminium usinée selon le plan de découpe ci-dessous.
Le bras articulé est usiné dans une chute d’aluminium de mêmes caractéristiques. Il est fixé par un boulon à l’extrémité de l’épaulement ménagé au sommet de la plaque , sa rotation sur cet axe doit être parfaitement libre : régler la pression de serrage au minimum et bloquer le réglage par un contre-écrou. Dans tous les cas de figure le galet de verrouillage doit venir en appui sur la canne pour la maintenir au creux des galets porteurs . Le bras articulé est verrouillé par dessus la canne au moyen d’un ressort d’extension qui vient s’accrocher sur un cran prévu à cet effet.
La bonne hauteur de rotation de la canne par rapport au socle se situe à environ 8 à 10 cm.

   
   
 Le porte-bobine
   

 

C’est un support amovible destiné à recevoir la bobine de fil à ligaturer. Il est réalisé au moyen d’une simple équerre en aluminium anodisé. La bobine est enfilée sur un axe constitué par un morceau de tige filetée de 4 mm. En raison du fait que différentes bobines peuvent être utilisées avec des orifices au calibre varié vous serez amené à utiliser un réducteur pour centrer parfaitement la bobine sur son axe de 4 mm . Vous pouvez utiliser pour ce faire soit un morceau de tube plastique soit un fragment de tige creuse de bambou alésée le cas échéant au bon diamètre.
Pour maintenir la tension du fil pendant l’opération de ligature un dispositif freine le déroulement de la bobine. Celle ci est enserrée entre deux rondelles percées au calibre de l’axe . Un ressort de compression appuie sur l’une d’elle, la pression, donc le freinage, est réglable par l’intermédiaire d’un bouton moleté vissé sur l’axe.

Le porte-bobine s’ancre au socle au moyen de deux tiges de 15 à 20 mm de long espacées de 20 à 30 mm. Une série de trous borgnes sont forés sur le côté du socle leur espacement correspond très exactement à l’écartement des deux tiges. Soyez extrêmement précis au moment du perçage. Au moindre décalage, quelques dixièmes de millimètres, et le porte-bobine ne peut plus se loger dans ces orifices. Cette opération nécessite absolument l’usage d’une perceuse sur colonne qui allie précision et verticalité du forage.
Si vous le souhaitez et si vous n’avez pas eu trop de problème au perçage de la première rangée de trous vous pouvez pratiquer la même chose de l’autre côté cela vous permettra d’y loger un second porte-bobine en vue de ligatures bicolores et d’un vrai travail de « pro ».
Il vous reste enfin à surmonter le porte-bobine d’un guide-fil : simple morceau de corde à piano de 6/10 ou 8/10 surmonté d’une queue de cochon il vous servira à amener et maintenir le fil à ligaturer au niveau de la canne; il se fixe à votre convenance soit sur le socle dans un trou voisin du porte-bobine soit sur le porte-bobine lui-même.

   
 Accouplement canne-moteur
   

Au cours de l’opération de ligature proprement dite la rotation de la canne sur elle-même est effectuée à la main, à votre rythme, au fur et à mesure de la progression de l’enroulement.
Il serait surprenant qu’une fois les enroulements terminés vous n’ayez pas envie de les recouvrir de vernis ou de résine. C’est là que l’accouplement de la canne au moteur se justifie pleinement :

1 - pour faciliter l’étalement d’un vernis à la brosse à vernir.
2 - pour garantir le durcissement régulier d’une résine.

Dans les faits l’opération est simple: il suffit d’accoupler le module moteur décrit dans la fiche N° 18 à l’extrémité de la canne à mettre en rotation, ni plus ni moins qu’un tournebroche. Petit problème la canne est ronde et pas question de la tailler de plus dans le cas d’une canne à mouche on sera appelé à entraîner le scion ne dépassant guère 5 mm de diamètre ou le pommeau d’un talon de combat.

Il va donc falloir parer à toutes les éventualités. On peut utiliser le dispositif de liaison ci-dessus qui donne des résultats satisfaisants. On le réalise à partir d’ un morceau de tube métallique (acier, laiton ou alu ) ou de matière plastique ( conduite d’eau ou gaine d’alimentation électrique ) .

Trois vis disposées à 120 ° viennent se refermer sur l’extrémité de la canne. Elles se vissent sur des écrous collés à l’araldite dans le cas du plastique ou soudés sur le métal.

Le carré d’entraînement usiné dans une poignée-bouton de tiroir est serti au fond du tube. Vous pouvez constituer un ensemble de dispositifs de liaison de différentes tailles permettant de faire face à toutes les situations.

Article écrit par Claude le 27/05/2004 - catégorie : Bricolage) - Imprimer cette news

.:Commentaires:.

Fil à ligature
Envoyé par Lemoine le 25/09/2004 à 01:08

Ou trouver le fil à ligature sur internet au meilleur prix

Fil à ligature
Envoyé par Webmaster le 25/09/2004 à 13:51

Vous en trouverez chez Eurofly (voir nos liens)

Félicitations
Envoyé par Ferenc le 05/01/2006 à 07:07

Toutes mes félicitations à Claude pour sa réalisation, c'est un travail astucieux,propre et très bien combiné,car il n'est pas encombrant et simple.