APS-NC

Accueil

Présentation

Les Nouvelles

Articles

        • Bricolage
        • Connaissance du milieu
        • Conseils-Mouche- Matériel
        • Pêche du Black bass
        • Pêche en Nouvelle-Calédonie
        • pratique
        • Vie de l'association

L'agenda

Mailing

Rechercher

Photos

Nos liens

Livre d'or

Espace Membres

English English



Présentation

Fiches de Montage


Pêche en Nouvelle Calédonie

Pêche du Black bass


Webmaster

APS-NC > Articles > Bricolage > Fabriquer un leurre flottant

.:Fabriquer un leurre flottant:.



Document sans titre
Fiche Bricolage n°8
 
Fabriquer un leurre polyvalent en bois
- type flottant - de 13 cm
 

*Cliquez sur les photos ou schémas pour les voir en plus grande taille.

LES MATERIAUX


Latte de samba 0,015 X 0,020 X 2 m
Chutes d’isorel ou de carton fort
Corde à piano de 0,60 mm ou supérieur
Chute de plexiglas
Hameçons triples
Anneaux brisés
Peinture aérosol - araldite

 

L'OUTILLAGE


Étau
scie égoïne
scie à métaux 
boîte à onglets
râpe à bois
limes bâtarde et douce
pince universelle
papier abrasif 80 - 120 - 320 - 600.

Remarques préliminaires

     Le leurre dont il va être question dans cette fiche est un poisson flottant réalisé en bois léger il s’inspire de la forme du modèle Husky fabriqué par la firme Rapala.
     Il est destiné à la pêche des carnassiers en mer et en eau douce. Il a fait ses preuves sur le brochet, le black-bass de YATE, les loches et le tazard du lagon calédonien.
     Flottant il est particulièrement adapté à la pêche sur les hauts-fonds coralliens, c’est à la fois un leurre de traîne et de lancer. Réalisé dans un bois assez tendre il est extrêmement facile à usiner.
     Le lestage par rainurage longitudinal qui ne réclame pas de réglage précis met sa fabrication à la portée de chacun d’entre nous. La méthode suivie s’applique bien entendu à tout autre modèle de votre choix.

   
Usinage du corps
   

1 - Dans un magasin de bricolage procurez vous une latte de samba ( exotique tropical ) de section rectangulaire 20 mm X 15 mm X 2 m de longueur. A l’aide d’une boîte à onglet et d’une scie à métaux tronçonnez la baguette en morceaux de 125 mm.



2 -
Dans un morceau d’isorel de contreplaqué ou de carton fort confectionnez un gabarit en utilisant un patron en papier calque.
.


3 - Placez le gabarit sur le tasseau de bois à la manière d’un pochoir , avec une bombe de peinture aérosol vaporisez très légèrement une teinte quelconque autour du gabarit, vous obtiendrez le profil précis du futur leurre, il vous sera ainsi plus facile de le respecter lors de l’usinage qui va suivre.
      Vous obtenez alors quelque chose dans le style de la photo ci-dessous.


   
  Avant de vous attaquer à l’usinage prenez soin de marquer l’axe médian de chacune des quatre faces antérieure, postérieure, supérieure et inférieure . Sur les faces antérieure et postérieure marquez d’un trait le niveau de la pointe du museau et le centre du pédoncule caudal. Cette précaution vous permettra de respecter la symétrie dans le travail d’usinage en vous fondant sur ces repères.


    Avant de serrer la pièce de bois dans votre étau placez entre les mâchoires et le bois deux plaquettes d’isorel ou de contreplaqué ( mordaches ) afin d’éviter de l’endommager . Serrez modérément, le samba est assez tendre.

4 - Avec une scie à métaux ou une simple lame procédez au rainurage de la face inférieure . Centrez bien le trait de scie sur la ligne médiane et respectez la perpendicularité. La profondeur est atteinte lorsque la coupe atteint l’axe du museau et du pédoncule caudal.
    A l’aide d'une râpe à bois ou d’une lime bâtarde ou des deux successivement éliminez la partie teintée ventrale de la face latérale


5 - Terminez le profil latéral en éliminant la partie colorée dorsale

6 - Placez le corps à plat dans l’étau et affinez tête et queue environ 1/4 pour la tête et 3/4 pour le reste du corps . Essayez de donner au corps du leurre une section transversale de forme trapézoïdale plus évasée vers le dos . Vous obtiendrez ainsi un plus grand réalisme et un meilleur équilibre sur et dans l’eau , la partie « flotteur » étant plus trapue pour supporter le lest ventral.


7 - Le corps maintenant dégrossi va être arrondi à la râpe ou mieux à la lime . La difficulté dans cette opération est simplement de ne pas tenter d’aller trop vite. Deux raisons à cela :
a) le bois est tendre et on a très vite fait de le mordre un peu trop.
b) les rayures les plus grossières laissées par l’outil sont parfois difficiles à éliminer totalement dans le respect des dimensions qu’on s’est imposées. Vous connaissez l’histoire de la chaise bancale dont on recoupe sans cesse un pied et qui fini par ne plus en avoir du tout...

Si vous voulez obtenir une finition voisine de la perfection respectez les trois principes suivants:

A - toujours utiliser les outils dans un ordre de précision croissante . D’abord la râpe, puis les limes grosses et fines, viennent enfin les papiers abrasifs de plus en plus fins jusqu’à 600 grains ou plus.

B - évitez de poncer longitudinalement, ce qui semble être le plus simple et le plus naturel, mais poncez transversalement pour éviter la formation de facettes sur les séquences à forte courbure . Certes il n’est pas évident de maintenir solidement un morceau de bois de forme bizarre qui plus est arrondie .
Une astuce pour vous faciliter le travail consiste à serrer dans l’étau la scie à métaux que vous avez employée précédemment et mettre le corps en bois à cheval sur la lame . Vous pouvez alors utiliser vos deux mains et poncer transversalement avec une bande étroite de papier abrasif taillée dans une feuille plus large. Vous parviendrez ainsi à donner une forme quasi parfaite au moins au dos et aux flancs de votre leurre.

C - Ne passez au stade du ponçage fin ( 320 - 600 ) que lorsqu’il ne subsiste plus aucune trace de griffure sur le bois : Ne pas craindre de consacrer beaucoup de temps à cette étape , le plus petit défaut réapparaîtra immanquablement sous la couche de peinture : c’est la finition qui fait toute la différence entre un leurre réussi et une pâle copie.

 
Armement et lestage
   
   

L’armement et le lest vont prendre place dans la rainure ventrale que vous avez faite au début de l’usinage.

8 -
Commencez par réaliser un gabarit de façonnage des montures acier. Dans un morceau de bois dur, à l’aide du plan de perçage figurant sur un calque, forez les différents trous aux emplacements adéquats .Dans ces trous borgnes enfoncez 5 pointes de 3 et 1,5 mm et coupez les têtes. Si par la longueur prévue vous êtes tenu au positionnement des deux œillets de tête et de queue, en revanche l’emplacement de l’hameçon ventral peut être modifié. Pensez cependant à la taille des triples que vous utiliserez, à aucun moment, quelle que soit leur position respective, les deux hameçons ne doivent pouvoir venir au contact l’un de l’autre évitant ainsi qu’ils ne s’entremêlent.


9 - La monture est réalisée dans de la corde à piano en acier inox de 0,6 à 0,8 mm de diamètre. Quand vous lui aurez donné la forme requise enroulez un fil à spires jointives aux deux extrémités sur une longueur de 2 à 3 cm environ puis passez sur cette ligature une goutte de colle cyanoacrylate . Le but de l’opération est d’assurer un meilleur ancrage à l’intérieur du bois . Vous serez content d’y avoir pensé quand, en tirant sur la ligne comme un damné, vous tenterez de récupérer le leurre solidement accroché à une souche du lac de YATE.

10 - Passons maintenant au lest. C’est une simple lamelle de plomb que l’on introduit à la suite de la monture dans la rainure ventrale du leurre. Pour une raison évidente il est constitué de deux fragments de plomb placés de part et d’autre de l’œillet ventral . Pour le façonner rien de compliqué : placez un plomb plat ou olive de 15 à 20 grammes sur une enclume et au marteau frappez pour amincir le plomb jusqu’à l'obtention d’une feuille de 1 mm d’épaisseur , en phase finale intercalez entre le plomb et le marteau un tasseau de bois dur vous éviterez ainsi les traces de coups sur le plomb. Avec de bons ciseaux taillez un des bords de façon rectiligne, introduisez la lamelle dans la rainure, marquez la découpe avec une pointe sèche et taillez au ciseau en laissant une marge extérieure de 1 mm.

    Avec une fine lame de carton mettre de la colle araldite dans la rainure, suffisamment mais sans excès, glissez la monture au fond, faites ressortir également les œillets, introduisez les deux demi-lest, le plomb doit glisser « grassement » en se chargeant de colle sur toute sa surface. Retirez l’excès de colle et laissez durcir 24 heures. A la lime arasez le plomb au niveau du bois.

    Vous devrez probablement modifier le poids et le centrage du lest sur les exemplaires suivants soit en l’amincissant soit en raccourcissant la lamelle arrière pour une parfaite horizontalité sur l’eau. Rebouchez avec une lamelle de bois la partie non utilisée de la rainure.

 La Bavette
   

C’est elle qui va donner vie au leurre et le faire plonger à la traction. Pour une efficacité optimum dans le cadre de l’usage prévu la bavette doit être inclinée à 45° par rapport à l’axe du corps.

11 - La bavette est découpée dans une chute de plexiglas de 2 à 3 mm d’épaisseur que vous devrez préalablement cintrer au dessus d’une flamme . Faire un essai pour vous familiariser avec cette opération . Après avoir obtenu un ramollissement suffisant cintrez la feuille en l’enroulant sur une bouteille de verre. Le but est d’obtenir au final une bavette légèrement courbe, la concavité tournée vers l’avant. Les filets d’eau en s’échappant tantôt à droite tantôt à gauche donneront au leurre cette nage chaloupée si attractive pour les carnassiers.

Soit à la scie à chantourner, soit avec une simple lame de scie à métaux emmanchée puis enfin à la lime, découpez la bavette selon la forme ci-dessous. La bavette vient se loger dans une double encoche adaptée taillée au cutter de part et d’autre des flancs du leurre et inclinée à 45° . Pour ce faire utilisez un gabarit de positionnement qui vous permettra de respecter l’inclinaison et la symétrie sur les deux flancs, retouchez éventuellement à la lime pour parfaire l’assemblage .Collez à l’araldite de préférence après la mise en peinture pour éviter l’apparition du bois nu sous le plexiglas.

   
 La Finition
   


La finition est affaire de goût personnel . Toutefois si l’on veut obtenir un leurre attractif il y a intérêt à s’inspirer de ce qui se vend sur le marché. D’une manière générale le corps est peint de teinte claire: blanc ou argent recouvert sur le dos d’une teinte foncée, noir, vert ou bleu. On peut opter aussi pour le classique « nacré à tête rouge » existant dans la gamme de chaque fabricant.

12 - Avant de pulvériser les teintes passez successivement plusieurs couche de bouche-pores ou de vernis jusqu'à disparition complète des pores du bois . Éventuellement poncez finement avant chaque couche pour éliminer tout aspect granulaire. Utilisez des bombes de peinture aérosol destinées au bricolage, le choix des coloris est limité mais l’usage est simple et rend possible mariage et dégradé de couleur. Peignez une paire d’yeux ou collez des pastilles holographiques , figurez le cas échéant un tag rouge sous le ventre ou les ouïes ( signal sang )

13 - Pour fixer définitivement la décoration finale l’idéal serait de pouvoir enrober totalement le leurre d’une couche de vernis époxy ou polyester . La difficulté de trouver sur la place un tel produit vous entraînera probablement à utiliser un palliatif : vernis polyuréthane, vernis carrosserie ou vitrificateur à parquet V 33. Cette ultime couche assure à la fois la dureté superficielle qui permet, un temps, de résister aux dents acérées des carnassiers et assure l’étanchéité du leurre qui sans cela se mettrait rapidement à gonfler et à se craqueler. Avec ces produits de substitution vous serez probablement amené à constater de telles imperfections, sachez que la fabrication industrielle utilise à ces fins de la gaine thermorétractable. Pour cette taille de leurre, celle que vous pourrez trouver à Nouméa ne convient pas: coloris inadaptés et pouvoir de rétractation insuffisant. La dernière phase consiste à armer le leurre. On utilise les classiques hameçons triples : bronzés ou nickelés pour l’eau douce, inox ou étamés pour un usage marin. Ils sont arrimés aux œillets par des anneaux brisés en acier inox.

 
 

Article écrit par Claude le 30/05/2004 - catégorie : Bricolage) - Imprimer cette news

.:Commentaires:.

Hameçons et anneaux
Envoyé par Patrick le 30/05/2004 à 20:48

Pour les hameçons et anneaux de mer, il vaut mieux choisir de la bonne qualité type Owner pour éviter les surprises avec les poissons que nous avons ici.

Coucou de métropole
Envoyé par Soulabail Mishel le 26/06/2004 à 14:32

Bravo Claude beau travail

Félicitations
Envoyé par MOREAU Anthony le 26/06/2004 à 14:33

Je vous felicite et vous remercie pour les explications simples et précises pour la fabrication artisanale de poisson nageur. Grace a vos conseils, que j'ai pu mettre en application, j'ai pris un brochet de 60 cm. Il a retrouver son élément naturel apres photo. Encore merci

Une astuce en plus...
Envoyé par DOGS le 28/06/2004 à 17:45

Bonjour,
Une astuce : Pour ajouter de l'attraction au leurre, j'utilise du papier aluminium que je colle dessus et pour simuler les ecailles je les grave avec un objet pointu.Ne pas oublier de vernir abondamment.

rare
Envoyé par olivié le 02/04/2005 à 15:44

grace a ton leurre j'ai pu pécher un brochet albinos de 1 m 10cm

bravo aux bricolos
Envoyé par black basque le 17/03/2006 à 02:21

je vois qu'il y en a qui augmentent eux aussi leur plaisir de capturer un poisson sur un leurre "maison".bravo!