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APS-NC > Articles > Bricolage > Entretien – Réparation - Rénovation des cannes à pêche

.:Entretien – Réparation - Rénovation des cannes à pêche:.



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Fiche Bricolage n°10

 
Entretien – Réparation - Rénovation des cannes à pêche
par Claude G
 

*Cliquez sur les photos ou schémas pour les voir en plus grande taille, puis sur la flêche "" pour revenir à cette page.

 
Remarques préliminaires


Cette fiche relative à l’entretien la réparation et la rénovation des cannes à été sollicitée par quelques uns d’entre vous. Nous avons voulu regrouper ensemble sous forme d’un triptyque les trois aspects les plus fréquemment côtoyés par un pêcheur concernant le maintien en condition de ses cannes à pêche. Si l’image du chasseur nettoyant son arme au retour d’une sortie ou bichonnant son fusil pendant la longue période de fermeture ne surprend plus personne; Il est encore rare le pêcheur ayant acquis ce réflexe. Le plus souvent c’est lorsque la corrosion s’est installée et qu’il est déjà trop tard qu’on prend conscience qu’il y avait nécessité de préserver le matériel. Cette fiche n’a pas la prétention d’être un guide infaillible mais simplement un recueil d’idées ou d’astuces, fruits de l’expérience des uns et des autres et qui nous l’espérons vous sera utile un jour ou l’autre dans le cours de votre vie de pêcheur.
Disons enfin pour être précis que tout ce qui va suivre s’applique plus particulièrement aux cannes modernes graphite, carbone et éventuellement composite, celles qui les ont précédées, même si vous en êtes encore satisfait, relèvent plutôt de la collection.

 

L’ENTRETIEN


C’est le volet le plus élémentaire de la maintenance des cannes. Si vous avez consciencieusement respecté quelques règles simples vous n’aurez probablement pas à recourir a la réparation à fortiori à la rénovation. L
Les problèmes rencontrés au bord de l’eau concernent le plus souvent les emboîtement de la canne. Quelques règles simples qu’on ne répètera jamais assez, vous éviteront la plupart des incidents habituels et si par malheur il vous arrivait tout de même de petits ennuis quelques astuces vous permettront de ne pas devoir abréger votre partie pêche .
1° Ne jamais emboîter ou déboîter une canne en tournant un
brin l’un par rapport à l’autre.

Ne souriez pas je l’ai vu faire maintes fois par des pêcheurs dits ‘’confirmés’’ sans avoir osé leur faire la remarque. Tôt ou tard l’un des deux brins finira par leur éclater dans les mains. Au montage comme au démontage exercer la pression ou la traction dans le sens longitudinal sans tourner. C’est simple mais pas toujours respecté.

2° - Maintenir propre tous les emboîtements et surtout éviter à ce
niveau les souillures par le sable ou la boue.

3° - Après chaque partie de pêche en eau salée, rincer abondamment
les cannes à l’eau douce. Même si elles ne risquent probablement rien, les anneaux ne sont pas toujours aussi inoxydables qu’on veut nous faire croire et peuvent se corroder à la longue.

4° - Éviter de laisser traîner votre canne au sol, surtout en activités collectives au sein d’un club. Appuyez-la la verticalement contre un arbre ou un support quelconque, elle sera à la vue de tous.

5° - Attention aux coffres et aux portières de voiture elles peuvent
se refermer sur une canne .Lorsque vous montez une ligne, évitez de poser la canne contre votre voiture dans l’angle formé par la carrosserie et la portière ouverte. Je sais c’est le meilleur endroit pour qu’elle ne glisse pas mais si par inadvertance la porte venait à se refermer il ne vous resterait plus qu’un tube aplati et ce n’est pas l’idéal pour pêcher.

6° - Quand vous êtes aux prises avec … une grosse souche une patate de corail ou une branche sur la berge ça arrive parfois , après les manœuvres classiques de décrochage: libération du pick-up en jouant sur l’élasticité de la ligne, retour en position opposée au sens d’accrochage, secouements en tous genres, rapprochement de l’anneau de pointe au niveau du leurre (dans les eaux peu profondes) lorsque rien ne veut plus bouger : ne tirez pas sur la canne en formant un angle avec la ligne. Si vous n’avez plus d’autre solution que casser : ‘’tirez en bout’’ dans le prolongement de la ligne vous perdrez probablement le leurre, vous y laisserez peut-être une bonne longueur de ligne mais vous préserverez votre canne. Ne surestimez pas sa capacité de résistance à ce genre d’épreuve.

Après quelques conseils de bon sens, voici deux ou trois astuces pour remédier temporairement aux incidents qui pourraient malgré tout survenir.

LA CANNE REFUSE CATEGORIQUEMENT DE SE DEBOITER

     Si vous n’êtes pas seul faites vous aider par une tierce personne en tirant chacun sur un brin. Attention au décrochage, prenez un appui solide. Si vous êtes seul et que vous n’avez pas d’assez gros biceps (ne faites pas de complexe, dans cette association nous valorisons la tête plutôt que les muscles ) aidez vous de vos jambes comme le montre la photo ci-dessous. Passez la canne derrière les genoux, saisissez chaque brin au niveau de l’emboîtement, bloquez les poignets dans les creux poplités et écartez les genoux. Neuf fois sur dix çà se déboîte tout seul , si par malchance vous tombez sur la dixième ouvrez le hayon arrière votre voiture et rentrez chez vous avec la canne d’un seul jet... S’agissant d’une canne télescopique munie d’un talon caoutchouc; tapez un coup sec le talon sur un sol dur prévoyez et maîtrisez la dégringolade.

Si vous voulez éviter que cela se renouvelle frottez régulièrement l’emboîtement mâle avec la mine d’un crayon, le graphite est aussi un excellent lubrifiant.

   
LA CANNE SE DEBOITE A TOUT BOUT DE CHAMP
   

C’est souvent dû à l’usure des parties mâle et femelle de l’emboîtement lorsqu’il n’est pas ou peu conique, spigot en particulier. Avec une bombe aérosol, vaporiser une couche de vernis incolore sur le mâle, laisser bien durcir et voyez le résultat. Ajouter une autre couche s’il le faut. Le but à atteindre étant d’apporter de la matière pour compenser l’usure et rattraper le jeu..

 
L’ ANNEAU CERAMIQUE EST SORTI DE SON SUPPORT
   

Il se promène le long du fil. Si vous vous en apercevez à temps, cessez la récupération et protégez le fil avec un morceau de papier ou de chiffon. Éviter de continuer à pêcher sans la bague: le fil s’éroderait immanquablement. Il s’agit presque à coup sûr de l’anneau de pointe, le plus fin et le plus sollicité à recevoir de temps à autre en fin de récupération les coups de boutoir de l’émerillon ou du leurre. Pour éviter ce désagrément intercalez sur la ligne une perle en caoutchouc, ou plus simplement une ou deux rondelles de mousse néoprène découpées à l’emporte pièce de 5 à 6 mm. Replacer dès que possible la bague céramique sur son amortisseur plastique coller le cas échéant à l’araldite si vous pensez que cela ne tiendra pas très longtemps.

   

LA RÉPARATION

   

Ca y est ! Vous n’avez pas su prévenir et la casse vient d’arriver. Votre dernière canne en carbone vous semble irrémédiablement perdue. Rassurez vous rien n’est désespéré la réparation est souvent possible et je dirais même qu’après réparation elle sera plus solide qu’avant.
Les cannes en fibres modernes si elles cumulent un certain nombre d’avantages incontestables par rapport aux précédents matériaux ont vu, il faut bien le reconnaître, leur fragilité s’accroître du fait même de leur structure évidée. La lésion peut survenir de deux manière et peut présenter des particularités dont il faudra bien tenir compte.
a ) - l’éclatement par suite d’une traction inappropriée : la ligne de fracture est courte, les bords sont parfois effrangés c’est le meilleur des cas.
b ) - l’écrasement sous le pas ou de toute autre manière : produit un aplatissement qui peut être long et la réparation est plus aléatoire.
Dans les deux cas il faut couper au niveau de la lésion pour retrouver l’intégrité ou une coupe franche et d ’équerre. Nous préconisons l’emploi d’une perceuse de modéliste et d’un mini disque à découper. La scie peut être utilisée à condition que la denture soit suffisamment fine pour ne pas arracher les fibres. Vous pouvez prendre une lame à métaux et au plus près du trait de sciage coller un ou deux tours de ruban adhésif pour éviter l’éraillement. En fin de parcours les deux éléments juxtaposés ne doivent laisser entrevoir aucun évidemment : perpendicularité absolue surtout si vous souhaitez garnir l’extérieur d’une ligature au fil qui doit être enroulé sur un support parfait. Utiliser le cas échéant une boite à onglets.


 

LA TECHNIQUE

 

Il n’y en a pas cinquante, la seule efficace est celle du manchon. Quatre variantes sont possibles : par l’intérieur, par l’extérieur , double ou panaché-ligature qui nous permettent de faire face à plusieurs cas de figure: canne emmanchements ou télescopique, avec ou sans anneau , scion ou talon, il faudra adapter.

 
 

Avant d’aller plus avant nous aimerions rappeler quelques particularités qu’il ne faudra jamais perdre de vue :
- Sauf exceptions rares toutes les cannes à pêches creuses ont été moulées sur un gabarit conique.
- Toute introduction d’un élément étranger à l’intérieur d’un brin doit donc se faire à partir de l’orifice le plus large (évidence parfois oubliée).
- Toute introduction d’un manchon externe doit se faire à partir de l’extrémité la plus fine (même évidence mais qui s’oppose à la précédente) ce qui implique son libre coulissement et partant l’absence d’anneaux.
- Toute canne télescopique se replie à l’intérieur d’elle même. L’intérieur de chaque brin doit donc rester libre pour le coulissement de son camarade interne. Les anneaux, s’il y en a, sont collés a chaque extrémité des brins à l’exception du scion où ils peuvent être coulissants.

 
 

- Le démontage d’une canne télescopique se fait toujours par le talon et par brins successifs. La réparation du brin N° 4 implique le démontage des trois précédents et le décollage de tous les anneaux qui précèdent à commencer par l’anneau de pointe qui chauffé à la flamme se retire sans problème.
- Comme pour une arme le remontage se fait dans le l’ordre inverse.
- Enfin une réparation ne s’improvise pas sur l’instant: elle se prépare en amont bien avant la casse en récupérant par exemple tous les morceaux de canne carbone ou composite que vous pourrez recueillir ils vous serviront à découper les manchons en cas de besoin

Nous ne pouvons bien évidemment pas examiner ici tous les cas qui peuvent se présenter. Avant toute intervention sur une canne il faut réfléchir à ce que l’on veut faire exactement, aux conséquences que cela va entraîner et noter l’ordre des phases à respecter scrupuleusement sous peine d’avoir à démonter à nouveau pour passer l’anneau qu’on aura pas mis à sa place en temps voulu à l’emplacement adéquat. C’est simple mais il faut de la méthode.

Passons à la technique proprement dite: Le manchon interne est quasi-incontournable sur les cannes à emmanchements. Il sert à redonner à la canne sa continuité et sa solidité il est constitué si possible par un morceau du même matériau que celui qui constitue la canne à réparer. Carbone sur carbone, composite sur composite.


1 - Glisser à l’intérieur du plus gros brin à reconnecter un morceau de tube du calibre approprié ( d’où la nécessité d’avoir un éventail de choix) jusqu’à ce qu’il y ait arrêt . Au crayon indélébile posez un repère au niveau de l’arrêt. Ne pas forcer car la colle augmentera légèrement le diamètre du manchon d’une part mais facilitera son glissement d’autre part.


2 - Retirer le morceau de tube et à partir du repère défini comme position centrale couper une section de ce tube longue de 10 à 12 cm: ce sera le manchon.

3 - Avec une brindille ou une brochette en bois Encoller d’araldite l’extrémité interne de ce même brin de canne sur une profondeur de 5 à 6 centimètres en tartinant copieusement . L’excès ressortira et même s’il en reste ce n’est pas gênant à l’intérieur d’une canne à emmanchement.

4 - Introduire le manchon à l’intérieur de la canne le faire ressortir et tirer doucement jusqu’à ce qu’il se bloque dans le cône Si vous vous y êtes bien pris il devrait s’arrêter au niveau du repère. Tourner le manchon sur lui même pour bien répartir la colle sur le cylindre . Si le repère n’apparaît pas tout à fait ne tirez pas au risque de fendre le brin de canne. Par mesure de précaution enrouler du ruban adhésif à l’extrémité pour éviter l’éclatement. Vous devez impérativement positionner le repère à l’aplomb de l’extrémité de la canne faute de quoi le second brin, le plus fin, ne s’adapterait plus à l’autre moitié du manchon. A ce stade vous venez de réaliser un ‘’Spigot’’ c’est le type d’emmanchement utilisé sur certaines cannes mais ce n’est pas notre sujet.

5 - Sans tarder essuyez le bourrelet de colle qui s’est formé à l’extrémité du brin de canne car nous n’allons pas coller aujourd'hui le second brin Laissons à la colle le temps de polymériser. Penser que le second morceau devra parfaitement se juxtaposer au premier.

6 - Après 24 heures de durcissement . Vérifier que le second morceau de canne épouse bien la deuxième moitié du manchon. Les deux brins doivent pouvoir se toucher sans aucun jour. Éventuellement poncer au papier de verre très fin pour ajuster le tout.

7 - Quand tout vous semble parfait coller le deuxième morceau de canne sur le demi manchon apparent . Encoller copieusement le mâle et la femelle emboîtez l’ensemble. Essuyez soigneusement l’excès de colle et attendez le durcissement pendant 24 heures une nouvelle fois.

8 - Votre canne est reconstruite vous pourriez la laisser ainsi mais il est préférable toutes les fois que cela est possible soit de recouvrir le raccordement par un petit manchon extérieur de 4 à 5 cm de long que l’on glisse sur la canne par l’extérieur de manière à consolider la jonction . Mieux encore vous pouvez poser une ligature au fil sur la jonction. C’est la solution élégante et vous pouvez même y repositionner l’anneau le plus proche. C’est ce que nous avons fait ci-dessous. Après une couche de vernis époxy la réparation est totalement invisible .

 

Ce type de réparation s’applique à toutes les cannes creuses. Pour les cannes en matériau composite les manchons internes seront un peu plus longs et devront parfois être eux-mêmes doublés par l’intérieur pour limiter la déformation de ce matériau.
Pour les puristes et notamment les moucheurs il est bien évident qu’une telle réparation sur une canne à mouche ayant un profil bien spécifique peut entraîner une modification des caractéristiques initiales de la canne ( accroissement de la rigidité et de l’action de pointe). Dans ce cas nous vous conseillons plutôt de faire appel pour la réparation au S.A.V. du constructeur ou du revendeur.
Concernant les cannes télescopiques, les choses sont un peu plus complexes et avant toute réparation sur un brin autre que le scion il faudra vous assurer que la pose d’un manchon interne ne s’opposera pas au déploiement complet de la canne. Un manchon externe pouvant se substituer à lui dans le cas d’une cassure située en position moyenne entre les extrémités du brin.

 
 LA RÉNOVATION
   

« On ne fait pas du neuf avec du vieux » C’est bien connu et c’est encore plus vrai s’agissant de matériel de pêche! Cependant il n’en demeure pas moins que certains pêcheurs, collectionneurs parfois, pour des motifs qui ne relèvent pas toujours du rationnel souhaitent conserver une relique à laquelle ils aimeraient bien donner un ‘’coup de jeune’’. En quoi peut consister l’opération ?
Cela peut se traduire par la réfection des ligatures, le changement de porte moulinet, le remplacement complet de la série d’anneaux, remise en peinture et vernissage autant d’opérations simples mais qui peuvent prendre beaucoup de temps.
Pour illustrer cette fiche nous avons choisi de commenter étape par étape la rénovation d’un set de pêche en mer en fibre de verre plein des années 70 comportant une canne ‘’stand up ‘’ et un lancer mi-lourd.

LA MISE A NU DE LA CANNE

Les anneaux d’origine passablement oxydés sont retirés pour être remplacés. Couper toutes les ligatures au cutter en veillant à ne pas blesser le blank. L’anneau de pointe est retiré après chauffage à la flamme d’un réchaud à gaz. Poncer longuement la canne au papier de verre pour la mettre totalement à nu et faire disparaître la peinture d’origine.

 
 

LA REMISE EN PEINTURE

 

Passer en premier une couche primaire d’accrochage pour matière synthétique. Après séchage colorer la canne à votre convenance avec une bombe de peinture aérosol du rayon bricolage d’un grand magasin.

Ne soyez pas pressé, ne cherchez pas à couvrir immédiatement. Plusieurs couches fines valent mieux qu’une seule couche épaisse qui pose problème au moment des ligatures.

 
 

LA POSE DES ANNEAUX

 

Positionnez correctement les anneaux le long de la canne. Pour les distances basez vous sur une canne de type semblable. Alignez les anneaux et maintenez les fermement sur la canne par une patte à l’aide de ruban adhésif.

 
 

LES LIGATURES

 

C’est une opération longue mais nécessaire si vous voulez que votre canne ait de l’allure. Utiliser un fil pour couture forte à trouver en mercerie. Votre travail sera facilité si vous vous êtes doté d’un appareil à ligaturer mais ce n’est pas indispensable. Pour les anneaux, commencer toujours à 4 ou 5 mm de l’extrémité de la patte. Le premier enroulement chevauche l’extrémité du fil comme pour la fixation d’une soie de montage sur un hameçon. Les enroulements sont parfaitement jointifs. Bien serrer les premiers tours et couper l’extrémité du fil lorsqu’il est recouvert par 6 ou 7 spires et ne risque plus de se dégager. Poursuivre l’enroulement en grimpant sur la patte . Cela peut être délicat au moment d’attaquer la surépaisseur . Avec un ongle, à chaque enroulement, repousser la dernière spire contre la précédente.

 
 

Huit à dix spires avant la fin de la ligature il faut penser à son verrouillage. Posez sur la partie déjà exécutée de ligature un morceau de fil de nylon plié en deux ou un morceau de fil identique de 30 à 40 cm en ménageant une petite boucle de 1 ou 2 cm. Continuer les enroulements jusqu’à la naissance de la patte en recouvrant le fil bouclé. Il doit être recouverts de 7 à 8 spires pas trop serrées car il faut pouvoir retirer ce fil. Maintenir les derniers enroulement entre deux doigts, couper le fil de ligature en laissant une marge de 10 cm et tout en maintenant fermement les enroulements introduire l’extrémité coupée dans la boucle . Doucement et progressivement tirer ensemble les deux brins extrémité de la boucle. Celle ci se referme emprisonnant le fil de ligature. Continuer l’extraction jusqu’à ce que l’extrémité du fil de ligature emprisonné sous 8 ou 10 spires ressorte. Couper l’excédent au ras de l’enroulement avec un cutter. Ce principe est à appliquer systématiquement pour toute ligature où qu’elle se situe.


L’anneau de pointe est collé à l’araldite. Vous pouvez, pour l’esthétique, placer d’autres ligatures non indispensables à la naissance la canne, à mi distance entre les anneaux à la base de l’anneau de pointe etc. Mieux ! vous pouvez donner une touche pro à votre canne en finalisant les bords de chaque ligature avec un tinsel doré ou argenté collé à la cyano.

 

LA FINITION EPOXY

 

C ‘est le meilleur que vous puissiez donner à votre canne.
Il n’existe à notre connaissance qu’un seul produit capable de vous donner entière satisfaction il s’agit du FLEX COAT produit d’origine américaine qui se décline en deux formules de viscosité différente.
Ce produit n'est pas facile à trouver sur le territoire (en fait je n'en ai vu que dans un seul magasin. N.D.L.R) mais peut être commandé dans des boutiques de VPC comme Ardent Pêche.

 

Pour cette ultime étape vous aurez impérativement besoin d'un dispositif de séchage rotatif. La viscosité du produit est telle que des accumulations se forment par gravité en l’absence de rotation ( prévue d'ailleurs par le fabricant ). A l’aide d’un pinceau ultra souple (genre Raphaël ) appliquer une couche du produit le plus léger sur l’ensemble de la canne de manière à protéger et durcir la peinture.

 
 

Aucune crainte à avoir l’époxy s’accommode de tout type de peinture . Bien suivre les directives du fabricant pour éviter la formation de micro bulles disgracieuses. Faites tourner la canne pendant 1 h 30 à 2 h.

 
 

Laisser durcir 24 heures avant d’entreprendre une retouche quelconque ou d’appliquer une seconde couche si vous le jugez nécessaire. Terminer par le recouvrement des ligatures avec le produit le plus lourd. Même manière d’appliquer, même temps de rotation.
Ne soyez pas pressé d’en finir, prenez votre temps et vous ne serez pas déçu du résultat.

Claude

 

 
 
 
 

Article écrit par Claude G le 29/10/2005 - catégorie : Bricolage) - Imprimer cette news

.:Commentaires:.

membre
Envoyé par marcel magi le 30/10/2005 à 19:31

Merci pour ces excellents conseils. Je ne manquerai pas de les mettre en pratique en cas de besoin. Je continuerai à nettoyer mon matériel après usage. Bravo et encore merci

Remplacement anneau
Envoyé par COGO Bernard le 09/02/2006 à 12:46

Merci pour votre fiche trés claire.
J'ai une ligature à faire et je ne comprends pas bien comment démarrer avec le fil (que dois je faire du bout du fil ?). En fait, je n'ai pas compris la phrase "Le premier enroulement chevauche l’extrémité du fil comme pour la fixation d’une soie de montage sur un hameçon".

Merci de m'éclaircir.